Au cours de la période 1997-2000, le Fonds de Solidarité Nationale a été renforcé par la mise en place de nouveaux mécanismes de solidarité, destinés à l’octroi de microcrédits devant favoriser la création de microprojets et de sources de revenu. Ces mécanismes ont aussi pour but de soutenir la politique de l’Etat en matière d’emploi, tant par l’amélioration de l’employabilité des demandeurs d’emploi et de leur adaptation professionnelle, que par la création de postes d’emploi dans le secteur du travail rémunéré, ou encore par l’encouragement de l’installation pour le compte personnel. Il s’agit, en l’occurrence, de trois mécanismes venus s’ajouter au Fonds 26-26, pour former avec lui un système national de solidarité, aux éléments qui se complètent et aux interventions diversifiées. Ces nouveaux mécanismes, qui sont d’un grand apport à la politique de l’Etat, dans le domaine du développement équilibré, sont les suivants :
La banque Tunisienne de Solidarité, créée en 1997. Jusqu’à fin octobre 2009, cette banque a contribué à la création et à l’extension d’environ 117686 petits projets, moyennant des microcrédits d’un montant total de 935,544 millions de dinars (MD), dont 25.755 projets au profit des habitants des zones d’intervention du FSN.
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Le système de microcrédits octroyés par les associations de développement (282 associations actuellement). Ce système, mis en place en 1999, a permis, jusqu’à fin octobre 2009, l’octroi de 406.494 microcrédits, dont 59.755 au profit des habitants des zones d’intervention du Fonds, d’une valeur estimée à 49,472 MD.
Le Fonds National de l’Emploi (21-21), créé en 1999 dans le but de promouvoir la formation et l’emploi des jeunes et des autres demandeurs d’emploi, qu’ils soient sans qualifications professionnelles ou des diplômés du supérieur, désirant bénéficier d’une formation spécifique ou complémentaire, propre à accroître leur employabilité et leurs chances d’accéder à un emploi et à faciliter leur intégration dans le secteur du travail rémunéré ou leur installation à leur propre compte, en leur octroyant les prêts nécessaires pour le lancement de leurs projets. Depuis sa création et jusqu’à fin octobre 2009, ce fonds a rendu service à 969.154 bénéficiaires, dont 121.900 de niveau universitaire, moyennant une enveloppe globale de l’ordre de 802,3 MD.